A nos écrans TV... Enquête de santé
dimanche 27 janvier

- France 5 - Diffusion : mardi 29 janvier 2013 à 20:35

Enquête de santé - La vérité sur les urgences

Créées au départ pour accueillir les urgences vitales, les services d’urgences répondent aujourd’hui dans 90 % des cas à une demande de soins psychiatriques, d’urgences sociales, dentaires, gériatriques…

En 20 ans, le nombre d’admissions a plus que doublé, passant de 7 à 16 millions par an.

Des patients qui attendent de plus en plus longtemps avant d’être pris en charge, des urgentistes qui ne supportent plus leurs conditions de travail… Des infirmières au bord de la crise de nerfs… Les services d’urgences ont mauvaise réputation auprès des soignants et des patients ; pourtant le nombre d’admissions ne cesse d’augmenter…
Les raisons sont multiples : les médecins de ville qui ne veulent plus travailler la nuit et le week-end, la précarisation des patients qui préfèrent se rendre aux urgences plutôt que chez leur médecin généraliste, le vieillissement de la population ainsi que le démantèlement des hôpitaux de proximité.

Mais faut-il désengorger les urgences ?

Les services reçoivent tous les patients qui se présentent, c’est la règle… Mais ces patients qui pourraient être adressés à un généraliste font faire « du chiffre » aux hôpitaux. Un patient, c’est un acte, et c’est au nombre d’actes que l’hôpital est rémunéré… Alors, plus les urgences reçoivent, plus l’hôpital est gagnant.
Dans un rapport de 2007, la Cour de comptes note « un dispositif tarifaire qui incite au volume » et ajoute : « Ceci apparaît contradictoire avec l’objectif de développement de la permanence des soins et de désengorgement des services d’urgence. »

Faut-il créer des filières rapides pour traiter la « bobologie » ?

Les maisons médicales de garde ont été créées en 2003 dans le but de désengorger les urgences. Des maisons supposées prendre le relais des cabinets médicaux fermés le soir et les week-end… Mais elles sont méconnues et peu fréquentées, car elles ne prennent pas le tiers payant. Enfin, elles n’attirent pas non plus les médecins, dont les astreintes sont mal rémunérées. - Résumé France 5

Lien sur le site